Mes balades dans Paris
Le 36, quai des Orfèvres est le bâtiment où se trouvent le siège, l'état-major et les services communs de la Direction régionale de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris. Attenant au Palais de justice de la capitale, il est situé au numéro 36 du quai des Orfèvres, sur l'île de la Cité, face à la rive gauche, dans le 1er arrondissement.
Le bâtiment a été construit entre 1875 et 1880, sur les plans des architectes Émile Jacques Gilbert et son gendre Arthur-Stanislas Diet, à l'emplacement de l'ancien hôtel du premier président de la cour d'appel de Paris, qui fut détruit par l'incendie volontaire survenu lors de la Commune le 24 mai 1871, et qui détruisit également une bonne part du Palais de justice mitoyen. La préfecture de police de Paris a donc dû quitter son ancien emplacement, et fut installée dans de nouveaux locaux, par Jules Ferry, dans une partie des bâtiments du palais de Justice qui venait d'être reconstruit au 36, quai des Orfèvres.
La police s'y installe le 1er août 1913, sur un décret suivi d'un arrêt préfectoral émis par le préfet Célestin Hennion. À l'époque, les policiers se déplaçaient à cheval ou à vélo, et se faisaient narguer par la bande à Bonnot qui conduisait de puissante berlines ; ce qui motiva les forces de l'ordre à se doter de nouveaux moyens. La police judiciaire du Quai des Orfèvres, menée à ses débuts par le magistrat Henri Mouton, se donne alors pour mission la répression des crimes et des délits.
Cependant, dans les prochaines années, la police judiciaire, tout comme le tribunal de grande instance de Paris et les tribunaux d'instance répartis dans chacun des 20 arrondissements de la capitale, devraient tous déménager au quartier des Batignolles dans une cité judiciaire dont l'achèvement est prévu en 20173. Cette nouvelle construction qui doit offrir 5 000 m2 supplémentaires par rapport aux anciens locaux du 36, quai des Orfèvres, sera haute de neuf étages (10 étages imposant le respect des normes sur les IGH, et disposera d'au moins deux niveaux en sous-sol pour accueillir entre 200 et 300 places de parkings pour les voitures sérigraphiées ou banalisées. L'édifice sera ultramoderne et très sécurisé, la façade du rez-de-chaussée serait bétonnée pour prévenir une attaque kamikaze et le vitrage, renforcé à l'épreuve des balles. Un maillage de caméras de vidéo protection et des hommes en faction protégeront les abords. Ce bâtiment sera doté d'un stand de tir mais aucune salle de sport ne semble pour le moment prévue.
L'avenir du 36 après le déménagement n'a pas été précisé. Cependant, il est envisagé de transformer une partie du site pour accueillir les collections de l'actuel musée de la Préfecture de Police, qui se trouve à l'étroit au dernier étage du commissariat du Ve arrondissement situé au no 4, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. Une étude de faisabilité associant le ministère de l'Intérieur va être lancée.
Sur le quai de cet hôtel se tenait un marché aux volailles et des rôtisseries, d'où le sobriquet de « poulet » donné aux policiers. Une autre version mentionne que Jules Ferry affecte à titre provisoire au préfet de police la caserne de la Cité (qui en est toujours le siège) à la suite de cet incendie, cette caserne ayant été bâtie sur l'emplacement de l'ancien marché aux volailles de Paris, d'où l'expression de « maison Poulaga » pour désigner le 36, quai des Orfèvres.
On fait parfois également référence aux bâtiments sous le surnom de « la tour pointue » (en argot parisien) en raison de son clocheton. On surnomme aussi ce lieu « le 36 ».
* sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/36,_quai_des_Orf%C3%A8vres
Cadran sur le coté sud du palais de justice. Le palais de justice abritait les rois au 14e siecle. Une horloge coté est fut d'abord installé en 1370 pour éviter l'inexactitude des cadrans solaires. Il fut ensuite décidé en 1900 de mettre un cadran solaire sur la nouvelle aile du palais de justice qui donne sur le quai des orfèvres. Cadran orienté légèrement vers l'ouest.
Dans un bandeau sous le cadran, la devise est inscrite avec des lettres en relief:
HORA FVGIT STAT JVS : Les heures fuient, la Justice reste.
* sources : http://www.parisinconnu.com/cadrans-solaires/1er-arr-richelieu-rousseau-a1-p0.html