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Mes balades dans Paris

Bir Hakeim : La France renaissante

Pont de Bir Hakeim : Statue équestre de la France renaissante

La  "France renaissante ", symbole d'un pays qui sort triomphant de la bataille livrée à l'ennemi, symbole d'un pays qui garde son identité et sa liberté et qui renaît de ses cendres. 

Allégorie donc, située au centre du pont Bir Hakeim, sur un terre plein circulaire qui termine, en amont, l'allée des Cygnes. Face à la Seine, tournant le dos au Viaduc, la statue semble presque prendre son envol.

Bir Hakeim : La France renaissante

Exécutée en 1930 par le sculpteur danois Holger Wenderkinch elle est offerte à la ville de Paris par la communauté danoise. 

Elle était censée représenter Jeanne D'Arc, sainte patronne de la France, la statue déplaît à la commission chargée de valider les édifices commémoratifs publics, qui ne reconnaît pas dans les traits et la posture guerrière du personnage représenté l'image traditionnelle véhiculée par la pucelle d'Orléans. 

Bir Hakeim : La France renaissante

Pour éviter tout incident diplomatique avec le Danemark, il est finalement décidé de la rebaptiser " La France renaissante ", de manière à lui retirer sa portée commémorative pour ne lui donner qu'un rôle décoratif. Elle est finalement installée en 1958. 

Il est bien dommage que cette statue ne soit pas plus mis en valeur et ne soit pas plus connue. Elle mérite un intérêt, tant sur le plan artistique, que symbolique et même politique.

Bir Hakeim : La France renaissante La bataille de Bir Hakeim 

A la fin du mai 1942, la première brigade des Forces françaises libres occupe le sud du dispositif de la 8e Armée britannique en Libye face aux Forces germano-italiennes de l’Axe. Point d’appui à l’extrême gauche du dispositif, cette position est d’une importance considérable, car elle est en mesure d’empêcher toute manœuvre d’encerclement par le sud des Forces alliées, en retraite désordonnée, après la défaite et la chute de Tobrouk qui ouvre la voie du Caire aux chars allemands.

Le 27 mai 1942, la position de Bir Hakeim, attaquée par la division blindée italienne "Ariete", soutient un combat acharné mené jusqu’à l’intérieur du point fort. L’ennemi, repoussé, laisse quarante chars sur le terrain.

Bir Hakeim : La France renaissanteDu 1er au 10 juin, la position, harcelée méthodiquement, est complètement encerclée par des forces allemandes et italiennes, en supériorité numérique écrasante. Le général Rommel, commandant les forces ennemies s’efforce de faire sauter ce verrou. A l’ultimatum exigeant une reddition, le général Kœnig, commandant la brigade française, répondra : "Nous ne sommes pas ici pour nous rendre."

Malgré les tirs d’artillerie et les bombardements aériens les plus violents, la Brigade repousse tous les assauts, ne cède pas un pouce de terrain, inflige à l’ennemi des pertes élevées.

Bir Hakeim : La France renaissante

L’incroyable audace d’un groupe de volontaires du Train réussit, de nuit, à faire pénétrer dans la position un convoi de trente camions. Le 10 juin cependant, toutes les ressources en eau, vivres, munitions, sont à la veille d'être épuisées. La garnison reçoit du Commandant de la 8è armée britannique l’ordre de se replier. Au cours de la nuit du 10 au 11, elle se fraie un passage de vive force à travers les lignes ennemies et les champs de mines, ramenant ses blessés et le matériel encore utilisable.

Par sa résistance prolongée au-delà de tout espoir et dont le retentissement mondial fut immense, la 1ère Brigade Française libre permit à la 8è Armée britannique de se dégager et de trouver le temps nécessaire au redressement de la situation, à El Alamein. Aux Français, alors sous l’oppression allemande, elle confirma leur foi en leurs destinées et en la victoire. La Résistance intérieure, celle de Jean Moulin et Christian Pineau, rejoint la France libre pour ne faire qu’une seule France combattante.

Bir Hakeim : La France renaissante

Le Cimetière, érigé sur l’emplacement même des combats, a été maintenu "In Memoriam". Une piste y conduit, jalonnée de Croix de Lorraine, à partir d’El Adem.
En raison de son isolement, les 182 corps qu’il contenait ont été transférés en ce lieu, où reposent aussi les quatre premiers soldats français tombés en Cyrénaïque, le 21 janvier 1941, et les six morts de l’opération de Koufra menée par le général Leclerc.

* Sources : ICI - Cliquez sur les photos ... 

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Il en ressort une force que l'on devine prête à en départir de cette statue mais aussi une certaine légèreté dans le mouvement . Merci pour l'historique. Bises, @.
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Y
C'est vrai que cette période historique est souvent méconnue. La statue est superbe et tes photos la mettent bien en valeur comme tu sais si bien le faire. Bravo et merci pour tes passages sur mon blog.<br /> A bientôt Véronique
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M
Plaisir de s'envoler à nouveau en contemplant cette statue!<br /> Les artistes ont vraiment le talent de transfigurer la matière!<br /> Je te souhaite un beau mardi Véronique et je te dis merci pour ton passage sur La Chimère écarlate. Ton petit mot m'a beaucoup touchée<br /> Gros bisous<br /> Cendrine
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M
Bonjour Véronique<br /> très juste, ici on respecte les personnes âgée<br /> Passe une très bonne journée<br /> Avec amitiés<br /> René de Chine
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M
Superbe statue<br /> Merci pour tous les détails de ces faits historiques<br /> Passe une agréable semaine<br /> Gros bisous
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